Dépistage du cancer colorectal

invs_sein Le cancer colorectal, ou cancer du côlon-rectum, touche 42 000 personnes et est à l’origine de plus de 17 500 décès chaque année en France. Pourtant, s’il est détecté tôt, le cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10. Dépister le cancer colorectal devient plus facile grâce au test immunologique. Ce nouveau test, simple, rapide et efficace peut vous sauver la vie.

L’invitation

Tous les deux ans, l’ADECAM invite les hommes et les femmes de 50 à 74 ans du Morbihan à consulter leur médecin traitant pour obtenir un test de dépistage. Le test est à faire chez vous. Il est gratuit, indolore et facile à faire (1 seul prélèvement au lieu de 6 avec l’ancien test).

Le test immunologique

Le test immunologique vise à déceler la présence de sang dans les selles. En effet, certains polypes ou cancers provoquent des saignements souvent minimes et donc, difficiles voire impossibles à détecter à l’œil nu.

Le test immunologique est spécifique du sang humain. L’alimentation ne peut donc pas interférer avec son résultat.

Ce test, à réaliser chez vous, consiste à prélever un échantillon de selles et à l’envoyer au laboratoire de biologie médicale dont l’adresse est indiquée sur l’enveloppe T fournie avec le test. Un mode d’emploi détaillé et illustré, remis avec le test, et une vidéo sont à votre disposition pour vous aider à le réaliser.

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L’analyse

Le laboratoire Cerba est en charge de l’analyse des tests dans le cadre du programme du dépistage du cancer colorectal. En images:

Un accueil téléphonique est dédié aux patients

Information du laboratoire cerba 01 34 40 20 80

Le résultat

Le laboratoire vous transmet le résultat de votre test dans les 2 jours suivant sa réception, avec copies à votre médecin traitant et à l’ADECAM. Si vous souhaitez les consulter sur Internet, inscrivez-vous sur le site www.resultat-depistage.fr.

  • DANS 96% DES CAS, LE TEST EST NEGATIF : cela signifie qu’aucun saignement pouvant témoigner de la présence d’un cancer ou de lésions précancéreuses n’a été détecté au moment du test. N’oubliez pas de refaire le test tous les 2 ans.

À noter : certains polypes ou cancers peuvent ne pas être identifiés par le test s’ils ne saignent pas. Consultez votre médecin si des douleurs abdominales ou des troubles digestifs inhabituels et persistants apparaissent, ou en cas de présence de sang dans vos selles.

  • DANS 4% DES CAS, LE TEST EST POSITIF : cela ne signifie pas que vous avez un cancer mais que du sang a été détecté dans vos selles. Pour en identifier l’origine, votre médecin vous adressera à un gastro-entérologue afin qu’il réalise une coloscopie. Effectué sous anesthésie, cet examen permet de déceler la présence éventuelle de polypes et de les retirer avant qu’ils ne se transforment en cancer. Si un polype a déjà évolué en cancer, plus on le détecte tôt, plus les chances de guérison sont importantes.

Dans plus de la moitié des cas, la coloscopie ne décèle aucune anomalie. Elle détecte un polype dans 30 à 40 % des cas et un cancer dans 8 % des cas.

Prochain test

Si le résultat du test est négatif, vous recevrez un nouveau courrier dans 2 ans jusqu’à vos 75 ans.

Combien ça coûte

Le test et son interprétation sont pris en charge à 100 % par l’assurance maladie, sans avance de frais de votre part. La consultation chez le médecin traitant est remboursée à 70 % par l’assurance maladie, sur la base du tarif conventionné de 23 euros. Le reste à votre charge est remboursé par votre complémentaire de santé (assurance, mutuelle) si vous en avez une.

A noter : si vous êtes bénéficiaire de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-c) ou de l’aide médicale d’Etat (AME), vous n’aurez pas d’argent à avancer pour la consultation chez le médecin traitant. Tout sera pris en charge par l’assurance maladie.

Plus d’info

Vidéo- Le cancer colorectal et son dépistage

La coloscopie

La coloscopie, effectuée par un gastroentérologue assisté d’un médecin anesthésiste, constitue l’examen de référence pour visualiser l’intérieur de l’intestin. Il permet aussi de déceler et retirer d’éventuels polypes avant qu’ils n’évoluent en cancer.

Le risque de complications liées à la coloscopie existe mais il est rare. Outres les risques liés à toute anesthésie, celui de complications est de l’ordre de 1 à 4,5 pour 1 000 coloscopies réalisées, avec un risque plus important à partir de 70 ans. Le risque de décès est estimé entre 1 pour 18 000 coloscopies et 1 pour 10 000 coloscopies. Il est accru après 75 ans.

En cas de contre-indication à la coloscopie, le gastro-entérologue et votre médecin traitant décideront avec vous de la meilleure alternative.

Le fait de réaliser une coloscopie vous rend inéligible au programme de dépistage organisé, pour une durée dépendant du résultat de cet examen. Selon le résultat, le gastro-entérologue et votre médecin traitant vous préciseront les modalités de surveillance adaptées à votre cas.

Pour en savoir plus sur la coloscopie :